Le début d’une belle histoire d’amitié

Le début d’une belle histoire d’amitié - Sébastien Dun

Un mois avant la rentrée scolaire, je commençais déjà à stresser, parce que je devais déménager et m'inscrire dans une nouvelle université. Je ne voulais pas vraiment quitter ma ville parce que j'ai tous mes amis ici, mais je ne pouvais pas résister à la pression de mes parents qui voulaient que je sois dans la même région qu'eux. Pour ne pas que je perde mon ancienne vie, j'ai pris contact avec toutes les personnes pour qui j'éprouvais une grande affection.

Avant d'arriver, une semaine avant l'ouverture des classes, je croyais que c'est le monde qui s'écroulait autour de moi. Ça m'est même arrivé de rester une nuit entière à pleurer. Je me souciais des nouvelles personnes que j'allais rencontrer, de leurs comportements et de leurs états d'esprit. En tout cas, je me suis posé plein de questions sur eux, sans les connaître. Le premier jour de la rentrée, je me suis levée tôt et j'ai pris l'autobus qui mène vers l'université, je suis montée en même temps que Sabine, une fille qui était dans la même situation que moi. Sans s'en rendre compte, on est assise côte à côte. On ne s'est pas parlé et on est descendu au même endroit. Ce qui est incroyable, c'est qu'on est dans la même faculté, et même pour l'inscription, on s'est suivi, l'une après l'autre.

Et jusqu'à présent, on ne s'est pas adressé la parole, bien que maintenant, on se reconnaisse. Au moment de rentrer à la maison, on s'est encore une fois retrouvé en dehors de l'université. Elle attendait ses parents idem pour moi. Deux heures se sont écoulées et personne n'est venu nous prendre. Puisque toutes les deux étaient en boule, alors on a pris nos téléphones, comme si on l'avait décidé ensemble, pour appeler nos parents. Elle téléphonait à son père et moi à ma mère. Nous avons toute crié « papa, maman où es-tu ? Cela fait plus de deux heures que je t'attends ». Quand on a raccroché l'une après l'autre, on s'est mis à rigoler. À partir de cet éclat de rire, on a fini par se découvrir et par se raconter nos deux histoires identiques.

En décidant de marcher, au cours du chemin, un véhicule de drainage s'est arrêté pour nous demander où se trouvait une rue qui se trouve dans le coin. Comme par hasard, c'était notre quartier et ce véhicule nous a fait découvrir qu'on habitait côte à côte dans la même rue. Pour s'amuser, on a proposé au chauffeur de monter pour qu'on puisse le lui montrer. Depuis, on ne s'est plus quitté et on partage plein de choses ensemble.